Coopération au développement

Le Luxembourg parmi les pays les plus généreux du monde

Rapport annuel 2012 de la Coopération luxembourgeoise au développement

Coopération luxembourgeoise - Lux-Development

Le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Marc Spautz, a présenté le rapport annuel à la Commission des Affaires étrangères et européennes, de la Défense, de la Coopération et de l'Immigration de la Chambre des députés le 8 juillet 2013.

Elaboré par la Direction de la coopération au développement du ministère des Affaires étrangères, le rapport annuel renseigne notamment sur l’évolution de l’aide publique au développement (APD) luxembourgeoise et du Fonds de la coopération au développement.

Le Luxembourg consacre 1% de son RNB à l’aide publique au développement

En 2012 le Luxembourg a confirmé sa position parmi les cinq bailleurs de fonds qui respectent l’engagement pris en 1970 au sein de l’Assemblée générale des Nations unies de consacrer au moins 0,70% de leur RNB au développement. Le Luxembourg se situe au premier rang devant la Suède (0,99%), la Norvège (0,93%). En 2012, l’aide publique au développement (APD) luxembourgeoise s’est établie à 310.447.808 euros.

2012 une nouvelle base juridique

2012 a marqué les 30 ans de la coopération luxembourgeoise, et était également l’occasion de moderniser le cadre juridique. Les volets action humanitaire, secteurs dans lesquels le Fonds de la coopération peut agir, plus de transparence dans la collaboration avec les ONG a également été introduit. Des règlements grand-ducaux précisent les modalités d’application. Cette nouvelle base juridique a posé les jalons pour le renouveau du comité interministériel pour la coopération au développement, qui est chargé notamment de veiller à la cohérence des politiques. 

Revue par les pairs

Le Luxembourg se soumet régulièrement à la revue par les paires du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE. En 2012, le CAD a émis une série de recommandations qui ont déjà été mises en oeuvre ou sont en voie de l’être. Le Comité a également loué le programme du Luxembourg aussi bien pour la qualité de ses interventions que pour ses engagements quantitatifs.

Une aide plus efficace

Le rapport annuel cette année présente la coopération avec les pays 9 partenaires (Nicaragua, Salvador, Cap Vert, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Nier, Laos, Vietnam) sur la base des principes retenues en novembre 2011 à Busan, au quatrième forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide. Les activités sont exposées suivant l’alignement sur les programmes nationaux du pays partenaire, la coordination entre bailleurs, la coopération déléguée, la programmation conjointe, les fonds multi-bailleurs, l’utilisation des systèmes nationaux des pays partenaires. L’implication du secteur privé est accrue ainsi que l’importance donnée au renforcement de la société civile.

A titre d’exemple, le Luxembourg assume le rôle de chef de file pour les bailleurs dans le secteur de la formation professionnelle au Cap Vert, au Sénégal et au Burkina Faso. Au Nicaragua, le Luxembourg assume ce rôle dans le secteur du tourisme et au Kosovo dans le secteur de la santé. De plus, au Sénégal, la Belgique et le Luxembourg ont formalisé une coopération déléguée croisée où le Luxembourg reprend les activités de la coopération belge dans l’éducation et la formation professionnelle au centre du pays, tandis que la Belgique prend en charge les activités de la Coopération luxembourgeoise dans l’hydraulique dans la zone nord du pays.

L’évaluation systématisée

La Direction de la coopération a mis en place une démarche plus systématique d’évaluation tant pour les ONG que pour les Programmes indicatifs de coopération (PIC) du Luxembourg avec les pays partenaires. 

La Coopération luxembourgeoise en chiffres

  • Le ministère des Affaires étrangères gère et met en œuvre 84,53% de l’APD luxembourgeoise.
  • 70,94% de l’APD luxembourgeoise sont dédiés à la coopération bilatérale et 29,06% à la coopération multilatérale.
  • 13.24% ont été consacrés aux trois phases de l’aide humanitaire: l’urgence, la phase de transition et la prévention.
  • L’ensemble des ONG ère 18,45% de l’APD Luxembourgeoise. Un peu plus de 2% sont mis en oeuvre par les ONG internationales, le reste revient aux 98 ONG agréées au Luxembourg.

Le rapport annuel est disponible en ligne sur le mini site: www.cooperation.lu.

(Source: Communiqué du ministère des Affaires étrangères / Direction de la coopération au développement )

  • Mis à jour le 07-04-2015