Cinéma

Une fenêtre sur la production cinématographique au Luxembourg

Avec "Fënster Lëtzebuerg", le festival Max Ophüls met en évidence des (co)productions luxembourgeoises

Isild Le Besco et Maximilian Schell dans <i>Die Räuber</i>L’édition 2015 du Festival du film prix Max Ophüls (Filmfestival Max Ophüls Preis) ouvre une fenêtre sur les productions luxembourgeoises. Un grand honneur sera surtout l’ouverture du festival, qui sera faite par la production Die Räuber (Les brigands) du réalisateur luxembourgeois Pol Cruchten. D’autres production et coproductions luxembourgeoises seront également au rendez-vous du public: Amour Fou, Succès Fox, Hannah Arendt et Mammejong.

Un secteur qui a le vent en poupe

Disons-le ouvertement et avec fierté: le secteur luxembourgeois de la production cinématographique a le vent en poupe! Ses productions et coproductions ne sont pas seulement plébiscitées par le public, mais ramassent aussi régulièrement des prix internationaux aux festivals et galas, parmi lequel le premier Academy Award - appelé l'Oscar - pour la production luxembourgeoise Mr. Hublot en 2013. Mentionnons aussi d’une autre coproduction, Le chant de la mer, vient d’être nominé pour un Academy Award dans la catégorie du meilleur film d'animation.

Parmi la myriade de coproductions, soutenues financièrement par le Film Fund Luxembourg et logistiquement et techniquement par des sociétés de productions installées au Luxembourg, il y a aussi ces productions à 100% luxembourgeoises, souvent aussi de langue luxembourgeoise, qui sont rarement montrés en dehors du territoire luxembourgeois.

Les productions luxembourgeoises qui seront montrées au festival

Il est donc d’autant plus remarquable que le festival a pris 5 productions et coproductions luxembourgeoises dans son programme 2015, et leur dévoue une attention particulière en regroupant ces films sous le titre "Fënster Lëtzebuerg" (fenêtre Luxembourg).

Les (co)productions luxembourgeoises suivantes seront en compétition dans les catégories long-métrage, moyen-métrage, court-métrage et documentaire:

  • Le 19 janvier, la production Die Räuber de Pol Cruchten ouvrira le festival. Cette production germano-belgo-luxembourgeoise montre l’acteur emblématique Maximilian Schell dans son dernier rôle sur le grand écran – il est mort peu après la fin du tournage, en février 2014.
  • Amour Fou, une production austro-germano-luxembourgeoise, réalisatrice Jessica Hausner, sera montré les mardi 20 et mercredi 21 janvier. Le film, qui montre la vie et le suicide du poète et écrivain allemand Heinrich von Kleist, a été montré en 2014 dans la sélection "Un certain regard" au festival de Cannes.
  • Mammejong (fils à maman), une production belgo-luxembourgeoise réalisée par le Luxembourgeois Jacques Molitor, montre l’histoire d’un jeune homme, Flëpp, qui s’émancipe de sa mère tout-puissante. Il sera montré les vendredi 23 et samedi 24 janvier.
  • Succès Fox est un documentaire-hommage luxembourgeois sur l’acteur célèbre Fernand Fox, réalisé par l’actrice et réalisatrice luxembourgeoise Désirée Nosbusch. Il sera montré les vendredi 23 et samedi 24 janvier.
  • Hannah Arendt, une production germano-luxo-franco-israélienne, réalisé par Margarethe von Trotta, est une version fictionnalisée de la vie de la philosophe Hannah Arendt. Le film est montré comme partie une série d’œuvres honorant Margarethe von Trotta. Le film sera montré le vendredi 23 janvier.

En tout, 860 productions ont été entrées dans la compétition! Pour le programme complet, mieux vaut donc visiter le site du Filmfestival Max Ophüls Preis.

Une scène publique pour les jeunes réalisateurs

Le festival du prix Max Ophüls à Sarrbruck existe depuis 1980. Dans la compétition, chaque jeune réalisateur germanophone peut participer dans une des 4 catégories jusqu’à la réalisation de son 3e long-métrage. Toutes les représentations en salle sont publiques, les tickets pour un des cinémas peuvent être achetées sur place ou en ligne.

En 1993, Pol Cruchten décroche le prix Max Ophüls avec son long-métrage Hochzäitsnuecht (nuit des noces), un drame qui se développe lors des noces d’un couple de drogués, au milieu de la société bourgeoise qui les entoure. En 2007, il avait de nouveau la possibilité de montrer une de ses productions: Perl oder Pica, l’histoire d’un garçon de 12 ans entre enfance et adolescence dans le Luxembourg des années 1960, est montré dans la sélection "Histoires vraies – Wahre Geschichten von nebenan".

(article rédigé par l’équipe rédactionnelle du portail www.luxembourg.lu)

  • Mis à jour le 06-05-2015