Culture

La Gestapo au Luxembourg sujet d’une exposition

Les activités de l’infâme police secrète sont détaillées au Musée national de la Résistance

Villa PaulyL’histoire de la Gestapo au Luxembourg illuminée

Pour les Luxembourgeois, la Villa Pauly est pour toujours liée avec un des chapitres les plus sombres de l’histoire de ce pays. Tandis que la police secrète nazie, la Gestapo, avait ses bureaux dans les étages supérieures de cette maison de maître dans la Ville de Luxembourg, la cave abritait des cellules et des chambres de torture.

Entre 1940 et 1944, la Gestapo soutenait activement le règne de terreur de l’occupation allemande. Nombreux furent ceux qui passaient les interrogatoires dans les caves de la Villa Pauly, ou dans les antennes de la Gestapo à Diekirch ou à Esch-sur-Alzette. Nombreux furent aussi ceux qui, à l’issu de ce calvaire, étaient envoyés dans des prisons, voire des camps de concentration. Cette police secrète était en effet omniprésente, omnisciente et toute puissante, pouvant arrêter des personnes sans tribunal, sur simple dénonciation.

Les bourreaux montrent leurs visages

Du 17 octobre 2015 au 8 mai 2016, l’exposition "La terreur de la Gestapo au Luxembourg / Naziterror in Luxemburg" est ouverte au Musée national de la résistance. Elle a été réalisée en coopération avec l'Université de Trèves, le Centre de documentation et de recherche sur la résistance et l'association "NS-Familiengeschichte".

L’exposition montre comment la Gestapo fonctionnait au Luxembourg, et donne un visage aux responsables de cette organisation. En plus, elle jette un regard sur les collaborateurs luxembourgeois et leurs biographies individuelles.

L’exposition est ouverte du mardi au dimanche, entre 14 et 18 heures au Musée national de la résistance à Esch-sur-Alzette. L’entrée est gratuite. Des visites guidées sont disponibles sur demande.

L’exposition a été rédigée en langue allemande, mais des guides audio en français sont disponibles.

(article rédigé par l’équipe rédactionnelle du portail www.luxembourg.lu; Source: www.musee-resistance.lu)
  • Mis à jour le 26-10-2015