Cinéma

Les 2e assises du cinéma montrent un secteur en plein essor

La meilleure gestion des fonds au centre des discussions

Jeff Desom exhibe au Museum of Moving Images (New York)Sur invitation du Film Fund Luxembourg, le secteur de la production audiovisuelle s’est donné rendez-vous les 10 et 11 novembre afin de participer aux 2e "Assises du cinéma luxembourgeois".

Ces "Assises" sont organisées dans le but d’analyser les opportunités et les défis qui attendent le secteur de la production audiovisuelle. Une centaine de personnes parmi lesquelles les représentants des associations professionnelles (ULPA, LARS, ALTA, actors.lu, FLAC), des producteurs indépendants, des représentants du CNA, du ministère de la Culture, de RTL, des exploitants de cinéma, etc. ont ainsi pu discuter et débattre sur de nombreux sujets tels que la politique de soutien du Fonds, la promotion des talents nationaux, la visibilité et l’exploitation des films, la formation et les possibilités de synergies du secteur de l’audiovisuel.

Le soutien financier réformé

Le défi majeur du secteur est le financement des projets individuels: ainsi, le plafond financier du Film Fund est resté sur le même niveau, face à un secteur manifestant une croissance rapide. Ainsi, le Film Fund propose, ensemble avec les professionnels du secteur, de réformer le modèle du financement. D’abord, la priorité va être donnée aux "talents luxembourgeois", c’est à dire à des productions, sociétés et acteurs luxembourgeois, plutôt qu’à des coproductions internationales où le Luxembourg figure le plus souvent en tant que prestataire de services.

Autre propose: la réduction d’aide accordée par production. Par cette mesure, le Film Fund entend pouvoir soutenir plus de productions, tout en veillant à maintenir la diversité de la production en misant sur des genres particuliers. Ainsi, les aides pour les courts-métrages seront diminuées à 30.000 euros par productions, tandis que les aides diminueront en général de 10% à 20% pour le soutien financier de productions.

La création d’un "Fonds structurel" canalisant des investissements privés dans des productions audiovisuelles correspond à une demande du secteur et leur examen est d’ailleurs une piste annoncée dans l’accord de coalition du gouvernement actuel. Les propositions élaborées par le secteur devront être analysées par le Gouvernement en ce qui concerne leur faisabilité.

Un secteur en pleine expansion

Côté promotion à l’étranger, le Film Fund a annoncé sa volonté de vouloir davantage miser sur des rencontres professionnelles pour soutenir les acteurs et actrices luxembourgeois.

La formation aux métiers audiovisuels sera une priorité pour les années à venir. Les formations BTS ont une grande importance à ce sujet et sont des initiatives qui doivent être poursuivies. En dehors de la formation aux nouvelles technologies, il faudra veiller à intégrer l’écriture dans ces formations. La sensibilité pour l’écriture de films et de formats tout genre avec un focus sur les séries est un élément important dans la formation de nouveaux talents qui viendront renforcer le secteur de l’audiovisuel luxembourgeois. 

Depuis la création du Film Fund en 1990, le secteur de l’audiovisuel a connu une évolution importante au Luxembourg. Depuis cette date, plus de 600 œuvres audiovisuelles ont été produites grâce au mécanisme des programmes d’aide.

La production audiovisuelle luxembourgeoise au top!

Le Luxembourg s'engage fortement au soutien de son secteur de la production cinématographique et de nombreuses initiatives ont été créées dans les dernières années à cette fin. Ainsi, le Luxembourg Film Fund aide par exemple des (co)productions luxembourgeoises dans le financement de leurs projets. Actuellement, le secteur de laproduction audiovisuelle compte une quarantaine de sociétés de production, 2 complexes de studio et emploie 600 personnes. Il en est arrivé à un niveau de professionnalisme et d'efficacité excellents – le fait que de très nombreuses productions luxembourgeoises ait été nominées à des prix internationaux ces dernières années en témoigne!

Pour suffire à la demande du secteur, un BTS en dessin d'animation et un BTS Cinéma & Audiovisuel sont offerts au Lycée technique des Arts et des Métiers.

(article rédigé par l'équipe rédactionnelle du portail www.luxembourg.lu; source: Communiqué de presse du Luxembourg Film Fund)

  • Mis à jour le 13-11-2015