Cinéma

“Gutland” en lice pour le prix Max Ophüls

Continuant sa tournée des festivals internationaux, “Gutland”, film en compétition et premier long-métrage du Luxembourgeois, Govinda Van Maele, fêtera sa première allemande le 26 janvier lors du 39e prix Max Ophüls, à Sarrebruck.


24-gutlandactu“Gutland”, seul film luxembourgeois en course, aux dialogues allemands et luxembourgeois, est en lice pour le prix Max Ophüls du meilleur long métrage
. Créé à Sarrebruck, en 1980, le  prix a acquis une grande renommée dans le paysage des festivals allemands. Consacré aux jeunes talents, il constitue une plateforme unique de grande importance pour les réalisateurs germanophones. L’avant-première nationale aura lieu durant le Luxembourg City Film Festival (22.02 – 04.03).  La date exacte sera annoncée lors de la conférence de presse, le 1er février.

L’âme sœur retrouvée ?

Antihéros du film “Gutland” (“bon pays” en français), Jens (Frederick Lau), Allemand en fuite après un vol à main armée, trouve refuge à Schandelsmillen, un charmant petit village isolé, non loin de la frontière allemande. Jens est embauché comme ouvrier agricole, et dort dans une roulotte. Si au départ, la méfiance entre lui et les habitants du village semble réciproque, des liens se créent lors d’une soirée de beuverie, notamment avec Lucy (Vicky Krieps), fille du maire (Marco Lorenzini), avec qui naîtra une relation pour le moins ambiguë. En effet, elle voit en Jens son ex-mari, longtemps disparu.

Une paranoïa ambiante

À la question d’où lui est venue l’inspiration pour le film, qui oscille entre thriller et conte moderne, le réalisateur, Govinda Van Maele, né en 1983, cite un voyage au Paraguay, 10 années en arrière. Là-bas, dans la jungle, il fait la rencontre d’un groupe de jeunes aux activités qu’il qualifiera vaguement de “suspectes”. La méfiance de l’autre, la barrière de la langue et une affaire avec l’une des filles du groupe, ont laissé une impression indélébile sur le jeune Luxembourgeois, qui l’a subconsciemment retranscrite dans son film. Autre souvenir - d’enfance, cette fois-ci -, qui perce dans le film est le sentiment de distance par rapport au monde des grands, qu’il soupçonnait de vouloir cacher certaines réalités peu plaisantes pour un enfant de son âge.

En tournée mondiale

Après les premières internationales (Canada, Méxique, Japon, Égypte, Inde, États-Unis, France), le premier long métrage de Govinda Van Maele (à qui on doit notamment le documentaire rock, “We Might As Well Fail”) n’a pas fini de voyager. Après l’escale allemande le 26 janvier, la prochaine destination sera l’International Film Festival Rotterdam, le 29 janvier. 

(Article rédigé par l’équipe rédactionnelle du portail luxembourg.lu)

  • Mis à jour le 26-01-2018