Schueberfouer (août et septembre)

La plus grande fête foraine du Grand-Duché et de la Grande Région

Fondée en 1340, la Schueberfouer est la plus grande fête foraine du Luxembourg et de la Grande Région. Elle accueille chaque année de fin août à début septembre plus de 2 millions de visiteurs sur les 4 hectares du champ du Glacis, où les métiers forains se déploient sur près de 3,5 km de longueur. Un mélange unique en Europe de 200 attractions dont 25 grands métiers et manèges à sensations, plus de 12 attractions pour enfants, une douzaine de grands restaurants, une multitude de brasseries, confiseries, loteries, tirs... Un must!

Carrousel à la SchueberfouerOn ne sait pas vraiment d’où vient le nom de cet ancien marché aujourd’hui reconverti en foire: peut-être de l’ancien plateau du Saint-Esprit, le Schadebourg, où il se déroulait autrefois, ou du terme Schober lié au fait que la foire avait lieu le jour de la Saint- Barthélemy, c’est-à-dire au moment de la moisson. La Schueberfouer (ou Fouer) fut fondée en 1340 par Jean Ier de Luxembourg, dit l’Aveugle, comte de Luxembourg et roi de Bohême. Pour cette raison, les forains lui ont érigé un monument dans le parc municipal proche.

L’ancien marché, sur lequel se vendaient du bétail ainsi que toutes sortes de choses, durait huit jours. Aujourd’hui, il dure en général trois semaines groupées autour de la Saint-Barthélemy, le 23 août. Au fil du temps, le marché s’est de plus en plus transformé en une manifestation divertissante, une kermesse, car la fête patronale de la cathédrale a lieu pendant le Fouerzäit.

Aujourd’hui, la Fouer a trouvé sa place sur le parking du Glacis au Limpertsberg. Elle s’ouvre sur un parc d’attractions abritant tous les manèges possibles: montagnes russes, trains fantômes, grandes roues, manèges renversants et bien d’autres. Les petits étals des marchands persistent à peupler l’allée Scheffer où l’on peut faire toutes sortes de petits achats, du nougat aux amandes grillées, en passant par des sculptures en ébène d’Afrique noire, des batteurs à main et des ouvre-boîtes fabuleux aux CD déjà passés de mode.

Comme toujours lors des kermesses, le boire et le manger ont leur importance et en particulier une spécialité, le Fouerfësch, un merlan cuit dans de la levure de bière qui se doit d’être accompagné de frites, d’une bière ou d’un petit vin sec de la Moselle.

fouer_176714Evoquons à présent le Hämmelsmarsch: tôt le dimanche matin de la kermesse, les musiciens parcourent les rues de la ville, revêtus de la blouse bleue des paysans du XIXe siècle et marchent en soufflant dans leurs instruments derrière un berger et quelques moutons enrubannés. Une seule marche est jouée pour collecter de l’argent, le Hämmelsmarsch, une mélodie populaire ancienne dont le poète national Michel Lentz a écrit le texte. Cette marche peut également être chantée.

Il va de soi que les bergers, les moutons et les musiciens participent à l’ouverture de la Fouer, laquelle est prononcée par le maire. C’est ensuite au tour des politiciens et de ceux qui souhaitent le devenir d’effectuer une tournée officielle, un bain de foule de circonstance. Il se termine dans une échoppe de la Fouer autour du Kiermesham (jambon) et du Kiermeskuch (gâteau).

Au-delà de toute cette animation, la Fouer dispense aussi sa touche mélancolique. Lorsque l’on commence à démonter les manèges début septembre et que, de jour en jour, le squelette d’acier de la traditionnelle grande roue se détache dans le ciel de la ville, chacun sait que l’été prend congé. Et lorsque le dernier jour de la Schueberfouer, le Freedefeier (feu d’artifice) est tiré, les hirondelles sont déjà rassemblées sur les câbles électriques.

(Source: BRAUN, Josy. "Traditions et fêtes" dans: Lëtzebuerg. Grand-Duché de Luxembourg. Service information et presse. 2007.)

  • Mis à jour le 07-04-2015