Au IVe siècle, saint Nicolas était évêque de Lycie en Asie mineure. Sa personne a donné lieu à de nombreuses légendes (en particulier celle des trois enfants miraculeusement sauvés du saloir d’un infâme boucher) qui en ont fait un saint important pour les enfants. La veille du 6 décembre, le jour de sa fête, il descend du ciel accompagné de son petit âne chargé de paquets et de son serviteur Ruprecht, le père fouettard (que les Luxembourgeois nomment Houseker), pour offrir des cadeaux aux petits et laisser un martinet pour ceux qui n’ont pas été sages.
Il existe encore bien des localités où, le soir du 5 décembre, le saint homme sonne aux portes en compagnie de son serviteur vêtu de noir pour apporter des présents aux enfants. Ce sont les parents qui l’ont "appelé". En règle générale, il ne se fait pas voir des petits enfants qui découvrent tôt le matin tous leurs cadeaux. A moins que la commune ou une association villageoise n’organise une distribution collective de cadeaux.
Dans ce cas, le Kleeschen arrive en voiture, en train, en bateau ou même en avion pour être conduit aux sons de la fanfare dans une salle des fêtes, où les enfants célèbrent sa visite par des discours et des chants. Il le leur rend bien en distribuant les cadeaux préparés par les organisateurs.
(Source: BRAUN, Josy. "Traditions et fêtes" dans: Lëtzebuerg. Grand-Duché de Luxembourg. Service information et presse. 2007.)